Tout ce que le rap français doit à «Quelques gouttes suffisent» d’Ärsenik
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À la fin des années 1990, le Secteur Ä, collectif emmené par le Ministère A.M.E.R., Doc Gynéco, les Neg’ Marrons ou encore Pit Baccardi et Kenzy, tient largement la corde à l’applaudimètre: les dates s’enchaînent, certaines deviennent même cultes, les singles sont diffusés en masse sur Skyrock et marquent les esprits, tandis que les albums s’écoulent par containers (environ six millions de disques auraient été vendus entre 1996 et 2001 sous le nom de Secteur Ä ou celui de ses artistes). De tous les longs-formats publiés par ce collectif de Sarcelles, Quelques gouttes suffisent d’Ärsenik est tenu pour être le plus complexe, celui qui, à l’exception d’un morceau («Affaire de familles», en duo avec Doc Gynéco), ne fait aucune concession et balance un rap froid, sombre, «sponsorisé par les pompes funèbres», comme le rap Lino dès 1996 sur «L’enfer remonte à la surface».
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