Rapport sur Notre-Dame-des-Landes: la prudence de Sioux d'Edouard Philippe
POLITIQUE - Attention, terrain miné. Le premier ministre a accusé réception ce mercredi 13 décembre du rapport des médiateurs sur le projet très controversé d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Alors que le président Emmanuel Macron a fait savoir que l'exécutif trancherait "avant la fin du mois de janvier" 2018 cette question douloureuse qui hante les gouvernements depuis un quinquennat, Edouard Philippe s'est lui échiné à ne surtout pas donner d'indices sur la position de l'exécutif.
Marchant sur des oeufs, le chef du gouvernement a refusé de poser les termes du débat sur le principe "Notre-Dame-des-Landes ou rien". Pointant le bien-fondé des "besoins liés au développement du transport aérien" dans la région nantaise, Edouard Philippe a estimé qu'il y avait "deux façons de répondre à ces besoins: la première serait de réaliser Notre-Dame-des-Landes tel qu'il a été conçu; la seconde serait de procéder à un réaménagement complet de l'aéroport de Nantes-Atlantique. Les deux hypothèses présentes des avantages et des inconvénients", a-t-il commenté avec une prudence de Sioux.
Là où jusqu'à présent le raisonnement était de savoir si on faisait #NDDL ou rien, le rapport propose deux solutions : la construction de #NDDL ou le réaménagement de l'aéroport de Nantes Atlantique. pic.twitter.com/ki3ZMEGWPU
— Edouard Philippe (@EPhilippePM) 13 décembre 2017
"Des avantages, des inconvénients"
Le rapport lui-même présente la même prudence et refuse de trancher en faveur de l'un ou l'autre des deux scénarios. Les différentes analyses de la médiation "confirment l'absence de solution parfaite, chaque option apparaissant marquée par au moins un handicap significatif sur un critère particulier", l'environnement et l'étalement urbain pour le projet de Notre-Dame-des-Landes, les nuisances sonores "significatives" pour l'aménagement de Nantes-Atlantique, soulignent dans leur rapport les experts nommés par le gouvernement pour l'aider à décider de la suite ou non du projet controversé.
Tout en promettant une "décision claire, assumée par le gouvernement, pour répondre aux besoins identifiés" et notamment garantir le retour à la normale de l'ordre public, le premier ministre a clairement laissé entendre que la décision du président de la République n'était pas arrêtée.
Les ministres de l'Environnement Nicolas Hulot et des Transports Elisabeth Borne "rencontreront les élus pour débattre du rapport" et des vérifications techniques seront apportées avant toute prise de décision. Autrement dit: la décision attendra très certainement la nouvelle année.
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