Voitures électriques : l’assurance coûte désormais plus cher que pour les véhicules thermiques
La voiture électrique coûte de plus en plus cher. Nous savions que son prix à l’achat était plus élevé que celui d’une voiture à moteur thermique de même modèle. Nous apprenons que le coût de l’assurance dépasse désormais celui des véhicules « classiques.
Selon le Baromètre de l’assurance auto publié la semaine dernière par assurland.com, le prix moyen de l’assurance pour une voiture électrique s’établit à 818€ contre 753€ pour un véhicule essence et 735€ pour un diesel. C’est entre 8,6% et 11,3% plus cher. Pour le comparateur d’assurances, les raisons de cet écart « tiennent à la valeur des composants (les batteries notamment sont chères, difficiles à remplacer), à la technicité des réparations nécessitant une main d’œuvre qualifiée et à un parc électrique encore jeune, plus coûteux à indemniser. »
Si en moyenne, les prix ont augmenté de 8% en 2025 après 4% en 2024, ceux de l’assurance auto pour voitures électriques flambent avec une augmentation de près de 45% en deux ans (565€ en moyenne en 2023).
La voiture électrique apparaît de plus en plus comme un gouffre pour tout le monde : pour les particuliers qui, pour l’instant, ne font des économies que sur la consommation énergétique (en attendant la hausse des taxes pour compenser la baisse de rendement des taxes sur les carburants) ; pour les contribuables qui financent les subventions accordées à la filière, mais aussi celles des énergies non renouvelables ; pour les salariés de l’industrie automobile qui perdent leur emploi.
L’Union européenne qui a imposé l’interdiction de la vente de véhicules thermiques neufs d’ici 2035 a commencé à faire marche arrière sur le sujet. Les constructeurs eux-mêmes, dont certains sont en grande difficulté, n’y croient plus, à l’instar de Ford qui a abandonné la construction de plusieurs modèles.
Il y a quelques jours, Stellantis a annoncé réintroduire des moteurs diesel sur plusieurs de ses modèles. Le groupe dit vouloir, selon Les Échos, répondre « à la demande soutenue de ses clients ». Au début du mois de février, le constructeur a revu à la baisse ses ambitions dans l’électrique et inscrit 22 milliards d’euros de charges exceptionnelles dans ses comptes, actant ainsi ce qu’il a appelé un « reset » stratégique.
Imposer à marche forcé le tout électrique se révèle chaque jour une incongruité (pour ne pas dire plus) à la charge des contribuables et consommateurs. Les responsables de cette gabegie finiront-ils, eux aussi, par en payer le prix… politique ?
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